Définir ses objectifs : sachez dès le départ ou vous voulez aller

Résumé de l’habitude 2 du livre les 7 habitudes de ceux qui réussissent tout ce qu’ils entreprennent par Stephen R. Covey

Principe de leadership individuel

L’auteur propose d’imaginer son propre enterrement, de réfléchir à ce que les 4 personnes suivantes diraient sur vous :

  • Une personne de la famille, un parent venu de loin
  • Un ami
  • Un collègue de travail
  • Une personne connue dans un milieu associatif ou religieux.

Quel ami, quel époux (se), quel collègue souhaiteriez-vous que les personnes gardent de vous ?

Ce que signifie sachez dès le départ ou vous voulez aller ?

Cet exercice permet de révéler les valeurs de chacun, ce que l’on souhaite laisser. Tous les comportements quotidiens, réguliers et à venir peuvent être étudiés à la lumière de ce qui compte le plus pour chacun.

Savoir dès le départ où l’on veut aller permet de savoir où l’on en est. Il est facile de se laisser prendre au piège d’une activité. Il est possible d’entreprendre beaucoup sans pour autant produire quoi que ce soit. Il est possible de remporter des succès qui sont vides de sens. Des succès qui nous font sacrifier des choses qui au final ou davantage de valeur que les succès eu même. Les vies seraient différentes si nous savions où nous allions.

En réfléchissant à ce que l’on veut que l’on dise de nous à notre enterrement, il est possible de découvrir ce que l’on définit comme le succès. Célébrité, richesse ne sont peut-être pas ce qui est recherché.

Renaissance

L’habitude 2 est fondée sur le fait que toutes choses naissent deux fois. Lorsque l’on construit une maison, il est nécessaire de construire un plan dans un premier temps puis de définir comment mettre en place l’application de ce plan. Il est nécessaire de définir dans un premier temps où l’on veut aller pour ensuite adapter le chemin et identifier les déviances.

Un dessein ou par défaut

Le fait que toute chose naisse deux fois est un principe. La première création ne découle pas toujours d’un objectif sciemment décidé. Les scénarios sont fournis par les autres, ces scénarios viennent de nos points faibles, ils viennent de notre désir d’appartenir à un groupe. Nous vivons soit notre deuxième création notre propre dessein, soi la création issue de l’emploi du temps des autres, des circonstances et des habitudes passées.

La conscience morale, la conscience de soi et l’imagination propre à l’homme nous permettent de penser à ce que nous voulons créer. L’habitude 1 nous indique que nous sommes le créateur, et l’habitude 2 est notre première création.

Diriger/gérer — deux niveaux de création.

La gestion correspond au niveau de la deuxième création. La gestion est orientée vers le résultat. Diriger revient à réfléchir à ces tâches pour les mener à bien. Gérer c’est faire les choses comme il faut. Diriger c’est faire ce qu’il faut. Notre environnement exige que nous prenions régulièrement du recul afin de ne pas nous tromper de direction. Gérer pour correspondre et résoudre les problèmes urgents. Dans le domaine de la famille, les parents peuvent parfois manquer de discernement et crouler dans la gestion, alors que parfois il est plus nécessaire de se focaliser sur une direction ou une atmosphère familiale.

Devenir créateur en écrivant notre propre scénario

Deux facultés nous permettent de développer notre proactivité et diriger nos vies de l’intérieur

  • l’imagination — nous visualisons les univers non encore concrétisés et que nous sommes capables d’atteindre
  • la conscience morale – Nous nous rendons compte de loi universelle.

À mesure que nous remettons en cause nos paradigmes, nous nous réécrivons. Il est plus important de posséder une maitrise de soi que de posséder des biens.

L’habitude 2 nous indique qu’il n’y a pas de fatalité. Nous pouvons réécrire les différents scénarios de notre vie.

Disposer de ces propres valeurs permet de se situer lors de situations à court. Commencer avec la conclusion en tête permet d’avoir une idée claire de nos valeurs. Cela permet de créer la première naissance. Cela signifie que lors de chaque journée, les valeurs définies sont bien en tête. Cela oriente les réactions à avoir.

Énoncé de mission personnel.

Une manière de connaitre ces valeurs est de rédiger un énoncé de mission personnel. Cela exprime ce que l’on veut être, notre caractère et ce que l’on veut faire, ou action à réaliser, les valeurs et les principes sur lesquels nous reposons nos actions. L’énoncé de mission peut-être l’analogie d’une constitution. L’énoncé de mission est une norme pour un individu, c’est la base de ces décisions quotidiennes. Une fois que nous avons un énoncé de mission, nous nous fixons sur les objectifs et n’arrangeons pas la réalité à notre avantage. Cela nous permet de plus facilement être proactifs.

Les maladies mentales ou affectives sont le symptôme d’un sentiment sous-jacent d’insignifiance de vide. La signification de sa mission permet de combler la vie. Cela permet d’avoir une utilisation plus efficace de son temps de son talent et de son énergie.

L’axe de vie

Pour écrire un énoncé de mission, il est nécessaire de se placer au centre de son cercle d’influence. C’est là que nous utilisons notre don de la conscience de soi pour déterminer notre paradigme. La conscience morale nous permet de détecter nos talents personnels et les domaines dans lesquels nous pouvons être une aide. L’imagination ensuite nous permet de créer mentalement ce vers quoi nous voulons nous projeter. C’est là que nous concentrons nos efforts pour atteindre le résultat.

Le centre de notre cercle d’influence est source de 4 facteurs :

  1. L’assurance — elle représente le sentiment de sa valeur, son identité, ses repères émotionnels, son amour propre, sa force de caractère ou son manque de force. Le degré d’assurance se situe entre un extrême manque de confiance et un sentiment profond de sa propre valeur.
  2. L’autodétermination — l’autodétermination permet de piloter à chaque instant les prises de décisions. Elle est à l’origine de la direction de sa vie. Le degré d’autodétermination va de la dépendance à un miroir sociale jusqu’un centre de pilotage interne.
  3. La sagesse — la sagesse est la vue d’ensemble que l’on a sur sa vie. Elle permet le jugement et le discernement. Elle forme une entité, un sens de l’équilibre. Le degré de sagesse varie entre la perception de la vie totalement inappropriée et faussée et une perception complète et précise de la vie.
  4. l’énergie – C’est la capacité d’agir et d’accomplir quelque chose. C’est ce qui permet de surmonter les mauvaises habitudes. Le degré de puissance, d’énergie varie entre l’immobilisme et une grande proactivité.

Ces 4 facteurs sont interdépendants, accordés les uns aux autres, ils engendrent la force d’une personnalité noble. Ils ont peu d’effet au départ, puis à la fin vous les contrôlez.

La position de ces facteurs et le degré de corrélation sont fonction de l’axe et des paradigmes qui résident en chacun.

Les autres axes

Chacun d’entre nous porte un axe. Les axes et les paradigmes constituant un individu sont les suivants :

  • L’axe du conjoint — c’est une relation humaine durable, intime et satisfaisante et productive. La dépendance affective nous rend dépendants des humeurs et des réactions avec son conjoint. Lorsque les responsabilités et la pression augmentent (nouvel enfant, belle-famille…), nous avons tendance à nous tourner vers les scénarios que nous connaissons via notre enfance. Lorsque ces tendances solidement ancrées en nous et qui différèrent du conjoint se mêlent à la dépendance affective, les relations centrées sur le conjoint dévoilent alors toutes leur vulnérabilité. Cela nous renferme davantage dans nos vieilles tendances qui viennent en conflit avec celles de notre conjoint. Chaque partenaire attend que l’autre prenne l’initiative de prouver son amour.

Dans ce type de relation, l’assurance n’est que très peu présente, l’autodétermination répond aux aléas de chaque instant. La sagesse et l’énergie se perdent dans des relations d’anti-dépendance.

  • L’axe de la famille – C’est un axe très courant. C’est un domaine où l’on s’investit intensément. C’est un axe unique. Les personnes ayant pour axe la famille tirent leur valeur personnelle de la réputation de leur famille. Ils puisent l’assurance de leur famille, ils ont besoin de l’amour de leur enfant. Cela est parfois faire au prix des objectifs ou des valeurs à long terme. Tous les comportements inappropriés de leurs enfants sont directement pris comme un affront.
  • L’axe de l’argent — cela constitue un axe fréquent. Tout le monde fait face à des difficultés financières. Les quatre facteurs essentiels de l’existence ne sont pas directement liés par l’argent. Cet axe rejette les nécessités familiales.
  • L’axe du travail — cet axe pousse les individus au détriment de bien d’autres choses. L’identité des personnes est résumée à leur position (je suis médecin, je suis ingénieur…). L’identité des personnes se limite au statut dans le travail.
  • L’axe de la possession — cet axe est pour beaucoup primordial, or il peut se briser en un rien de temps. Cela va constituer une succession de danger. Le sentiment de ma valeur fluctue sans cesse dans la mesure où il dépend de l’entourage à l’instant T.
  • L’axe du plaisir — cet axe comprend l’amusement et le plaisir. Le monde rend possible l’assouvissement instantané du plaisir de chacun. Les plaisirs n’offrent pas de satisfaction profonde et durable. Les plaisirs sont sans fin.
  • L’axe de l’amitié – Les jeunes sont principalement concernés par cet axe. Le fait d’appartenir à un groupe devient d’une importance considérable. La dépendance affective, et les différents conflits peuvent naitre de cet axe. Il est aussi courant de voir la focalisation sur une ou un ennemi. Cette personne serait alors placée au centre de la vie de l’individu. Ces individus ne possèdent pas l’assurance interne, elle va dépendre des comportements des autres.
  • L’axe de la religion — certaines personnes s’investissent tellement dans les dogmes de leur religion qu’elles perdent la sensibilité à tous les besoins humains. Une personne qui axe sa vie sur la religion peut très bien ne se soucier que des apparences et des images qu’elle renvoie. Cela renvoie une hypocrisie dangereuse pour l’assurance intrinsèque de la personne. L’orientation serait alors donnée par une tendance sociale, l’individu va alors poser des étiquettes sur les autres individus (actif, inactif, libéral…). Considérer la religion comme une fin et non comme un moyen détériore la sagesse et l’équilibre d’un individu. La religion prêtant enseigner d’où l’on peut tirer la puissance, mais elle n’est pas elle-même cette puissance.
  • L’axe de soi-même — notre propre personne constitue l’axe le plus courant de notre vie. L’autocentrage est un risque, il peut prendre la forme de l’égoïsme qui viole les valeurs d’individu.

Il est plus facile de trouver l’axe d’une personne que ces propres axes.

L’axe des principes

Nous pouvons créer de solides bases en créant des axes sur la base de nos principes. Les principes ne réagissent à rien, ils sont intangibles et ne dépendent pas du fonctionnement de notre entourage. Ils ne meurent jamais. Ils sont des vérités fortes courantes. Les principes ont survécu au temps. Notre connaissance et notre compréhension sont limitées. Cependant, nous pouvons repousser nos limites. Les cartes mentales ou paradigmes nous permettent de définir où nous sommes.

Nous sommes libres de choisir nos actions, mais nous ne sommes pas libres d’en choisir les conséquences. Ces conséquences sont positives quand nous sommes en ligne avec nos principes et inversement. Il est nécessaire de savoir selon quel axe nous agissons.

Quelles sont les différences que créer le fait de réagir au travers de justes principes :

  1. ni les gens ni les circonstances n’agissent sur la personne
  2. les décisions ont plus de force, car elles vont dans le sens des principes
  3. Ce qui est choisi de faire renforce les valeurs dominantes de sa propre vie
  4. Il est possible de communiquer avec sa conjointe ou son conjoint interlocuteur grâce à un vaste réseau d’interdépendance
  5. Il est plus aisé de prendre une décision. Quel que soit le choix, il est possible de s’y investir totalement.

Cela permet de créer une bonne fondation pour créer une vie constructive et hautement proactive.

Rédiger et suivre un énoncé de mission personnel

En examinant les choses qui ont le plus de valeur pour nous, nous permet de créer un axe nous permettant davantage d’efficacité et de force. Le sens de notre vie doit venir de l’intérieur. La responsabilité intérieure ou la proactivité est essentielle. La proactivité nous permet de savoir ce que nous voulons être. Un énoncé de mission demande du temps et des essais. Un énoncé de mission évolue. C’est une constitution personnelle.

Le processus d’écrire est aussi important que le produit. Cela permet de réfléchir sur ce que nous voulons.

Utiliser les deux hémisphères de notre cerveau

Grâce à notre individualité, nous pouvons étudier notre propre pensée. Chaque hémisphère du cerveau a tendance à avoir une spécification.

L’hémisphère gauche fonctionne selon un mode de fonctionnement séquentiel. Le monde est à dominante du cerveau gauche, logique.

Deux moyens d’utiliser l’hémisphère droit

L’hémisphère droit de la créativité nous permet de savoir ce que nous voulons accomplir dans notre vie.

Il suffit d’un évènement dans notre vie pour prendre du recul et passer d’un cerveau à l’autre. Les questions telles que : « Qu’est-ce que je veux vraiment ? » « Pourquoi fais-je cela ? » apparaissent. Il est possible de se projeter à l’aide de l’imagination. Il est possible de s’imaginer dans 5 ans dans 10 ans. Il est possible de savoir ce que nous voulons faire et être. La proactivité permet de ne pas attendre un évènement significatif pour se demander si nous faisons réellement ce qui compte pour nous, ce que l’on veut être ou ce que l’on veut accomplir.

Visualisation et déclaration

L’énoncé de mission est un procédé continu qui évolue constamment. Une déclaration est rédigée à l’aide de l’hémisphère droit. Une déclaration doit être. 

  1. Personnel
  2. Positive
  3. Visuelle
  4. Émotionnelle
  5. Exprimée au présent

Il est possible de visualiser les situations, de se projeter dans une situation, dans une scène que je viens de décrie dans ma déclaration. La visualisation de situation me permet de me projeter. La résolution de problème, la visualisation de problèmes sont des solutions qui vont dans le sens des valeurs.

La déclaration permet de graver dans notre cœur et dans notre âme nos buts et nos principes.

L’identification des rôles et des objectifs

L’énoncé de mission déclaré, l’hémisphère gauche reprend son rôle. Il permet de décomposer en action la déclaration et les valeurs. Nous remplissons chacun des rôles (parents, conjoint, collègues…). Découper l’énoncé de mission en fonction des rôles que l’on a permet d’avoir davantage de détail.

En rédigeant l’énoncé de mission en fonction de nos rôles, cela crée une harmonie interne.

Identifier les rôles et rédiger des objectifs à long terme dans chacun des rôles permet de constituer le prolongement d’un énoncé de mission correspondant au principe de chacun. Ce sont des objectifs strictement personnels.

Un objectif représente un résultat et non une activité. Cela doit aider à savoir où l’on en est. Il donne une signification une raison aux différentes actions.

Les rôles et les objectifs représentent une structure à la vie. Ils constituent les fonctions grâce auxquelles nous gérerons le quotidien de la vie et notre temps.

L’énoncé de mission de famille

La famille est une construction dont la clef de voute doit être stable et immuable. L’énoncé de mission permet de faire cela. C’est un critère d’évaluation qui arbitre les décisions. Les valeurs personnelles peuvent s’aligner avec les valeurs de la famille. Le processus d’écriture d’un énoncé de mission est important, cela crée une capacité de production. Si tout le monde se met à le rédiger, alors la famille entière discute. Le processus lui-même est important.

Une révision périodique de la mission permet d’adapter, de donner un nouveau sens. La famille reste unie autour de valeurs et de buts communs. Lorsque surgissent des problèmes, l’énoncé de mission aide à prendre des décisions.

À la lecture des critères de l’énoncé de mission, il est possible d’évaluer la performance familiale.

L’énoncé de mission collectif.

Ces énoncés de mission jouent un rôle important dans une entreprise. Cela doit émaner du cœur de l’entreprise. Le processus d’engagement de chacun est aussi important que le résultat.

L’énoncé de mission collectif est en quelque sorte l’axe d’une grande roue. Cela peut influer sur la politique de management, sur la gestion des RH.

L’application d’un énoncé de mission réside dans le manque d’investissement de ces membres. Tout le monde doit participer à la conception de cet énoncé. Il n’y a pas d’investissement sans engagement préalable. La rédaction d’un énoncé demande du temps, de la patience, de la pratique et une grande solidarité.

L’énoncé de mission fait naitre un cadre de référence selon lequel les personnes peuvent se diriger de manière autonome. Les personnes incarnent le groupe ou l’entreprise.

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