Travailler avec soi-même par Josh Kaufman (résumé chapitre 7 du Personal MBA)

Chapitre 7 — travailler avec soi-même

Le corps et l’esprit sont les outils que l’on utilise pour travailler. Apprendre à travailler efficacement évite d’avoir une carrière épuisante, mais une carrière épanouissante.

L’acrasie

L’acrasie est liée à la procrastination. L’acrasie est plus profonde, c’est le sentiment de devoir faire quelque chose, mais nous ne savons pas vraiment quoi. C’est le sentiment de devoir faire cette chose. C’est un concept très ancien, en lien avec l’absence de pouvoir. C’est un des obstacles à l’action les plus répandus et les plus durables. Elle comprend 4 aspects :

  1. Une action
  2. Un désir, une volonté
  3. Un sentiment de devoir
  4. Une résistance émotionnelle.

Les situations d’acrasie ont plusieurs formes. Les solutions ne sont pas faciles et universelles.

Le monoïdéisme

En essayant d’être productifs, nous essayons de nous consacrer à une seule chose. C’est un état de productivité optimale sur un sujet. C’est l’état où l’on a une seule chose en tête, et rien d’autre. Comment entrer dans un état monoïdéique :

  1. Supprimer toutes les interruptions potentielles. Suivant la tâche il peut y avoir une durée de 30 minutes pour que l’esprit soit totalement absorbé par ce qu’il fait. Suppression de la connexion internet, du portable
  2. Éliminer les conflits intérieurs — supprimer les conflits est nécessaire pour être dans un état monoïdéique.
  3. Se défouler un bon coup

Technique Pomodoro — régler un minuteur sur 25 minutes, se focaliser sur une tâche pendant 25 minutes et au bout de 25 minutes, faire une pause de 5 minutes, soit une trentaine de minutes pour le modèle.

La méditation est un bon entrainement pour atteindre l’état monoïdéique.

La sanction du changement cognitif.

Les projets réclament une attention et une énergie. Comment le faire le plus efficacement possible ? Le multitâche n’est pas efficace, l’attention travaille par séquence. Plus l’on fait de choses en même temps, moins nous les faisons bien. Le chargement du contexte cognitif demande du temps au cerveau. Le multitâche nous met en situation de changement cognitif toute la journée. Regrouper les tâches ayant un même contexte permet d’optimiser la sanction du chargement cognitif.

Le temps peut être organisé en deux parties :

  1. Le planning du créateur : constitué de périodes de temps, étendues, ininterrompues.
  2. Le planning du manger : constitué de petite période consacrée aux échanges.

La méthode des 3-10-20.

En une journée : 3 grandes actions majeures et 10 petites actions. Une action majeure dure plus de 20 minutes de concentration totale. Les autres actions sont mineures. Les possibilités ont des limites entre stress et récupération.

Supprimer les changements de contexte improductif permet de faire plus en moins d’effort.

Les quatre méthodes pour terminer une action

Les quatre manières de faire une chose :

  1. L’exécution : option la plus populaire. Elle doit être réservée aux actions importantes.
  2. La suppression : efficace pour ce qui est peu important ou inutile
  3. La délégation : efficace si une personne peut le faire les choses aussi efficacement ou presque aussi efficacement. Les sociétés d’assistants virtuels permettent cela.
  4. Le report : le report concerne les tâches mineures

Conserver une liste de choses que l’on fera un jour.

Les actions imaginaires

Toutes les tâches n’ont pas été créées égales, les actions doivent être focalisées sur les tâches qui feront toutes la différence. Les actions prioritaires sont des actions qui comptent le plus à vos yeux. Il est nécessaire de prendre quelques minutes pour en faire la sélection. Prioriser deux ou trois actions éventuellement avec l’Emergent Class Planner. Les deux ou trois choses à faire aujourd’hui doivent être faites en dehors de la liste classique de choses à faire. Associer cette liste à la loi de Parkinson qui indique qu’une tâche prend tout le temps disponible. Avec une échéance, les tâches sont plus rapidement accomplies. Cette priorisation permet d’entretenir un état de monoïdéisme sur les trois actions prioritaires. Les trois actions prioritaires effectuées rapidement permettent de laisser le reste de la journée pour effectuer toutes autres choses.

Les objectifs

L’objectif clair aide à visualiser ce que l’on veut. La finalité doit être précise et claire, cela permet d’activer la visualisation de votre cerveau. Plus l’objectif est précis, plus la motivation pour l’accomplir est présente. Les objectifs doivent être quelque chose qui attire. Il doit être positif cadré et clair. La formulation immédiate faire référence au temps. Un objectif doit être concret. La formulation spécifique définit : quoi quand et où. L’objectif doit porter sur quelque chose de contrôlable. Le suivi d’objectif peut être fait sur un cahier ou un fichier texte.

L’état d’esprit

Tout ne peut pas faire l’objet d’un objectif. L’état d’esprit est l’état actuel de notre ressenti. Les états d’esprit sont des critères de décision, mais ne sont en rien des objectifs. Il répond à la question : est-ce que ce que je suis en train de faire maintenant me rapproche de mon objectif ? Les états d’esprit complexes peuvent être découpés en état d’esprit plus simple. Notamment à quoi associe-t-on le bonheur ?

Les habitudes

Ce sont des actions régulières qui favorisent notre santé. En vertu du pouvoir de l’accumulation, les habitudes peuvent donner lieu à de grandes choses. Les habitudes revêtent les 4 formes suivantes :

  1. Les choses que l’on veut commencer à faire
  2. Les choses que l’on veut arrêter de faire
  3. Les choses que l’on veut faire davantage
  4. Les choses que l’on veut faire moins

Créer une habitude demande une grande dose de volonté. Rechercher des déclencheurs permet d’initier les habitudes. Prendre une seule habitude à la fois permet de mettre toutes les chances de son côté.

Le ciblage

Avant de décider d’être intéressés par un élément nous ne le voyons pas. Le cerveau est programmé pour prêter attention à certains éléments. Le cerveau alerte seulement les éléments que l’on demande de détecter. C’est une variante de l’intuition.

Une méthode pour la lecture d’un livre (d’après le livre « TEN DAYS TO FASTER READING ») avant de lire le livre prendre quelques minutes pour définir :

  1. Pourquoi est-ce que l’on veut lire ce livre
  2. Quels types d’informations sont recherchés
  3. Prendre des notes en amont de la lecture permet de focaliser son cerveau sur les sujets qui nous intéressent.
  4. Après avoir défini les objectifs, parcourir :
    1. La table des matières
    1. Les titres de chapitres
    1. L’index
  5. Noter par écrit les termes et concepts importants

Cette méthode permet au cerveau de se focaliser sur les éléments à rechercher. Cette méthode améliore considérablement la visite de la lecture.

Le ciblage permet de gagner énormément de temps. Prendre le temps de faire un ciblage permet de trouver plus facilement ce que l’on cherche.

La décision

C’est l’acte de s’engager dans un plan d’action donné. C’est supprimer d’autres options. Aucun système ne pourra prendre une décision à votre place. Quand une décision est prise, le bouillonnement cérébral cesse. Il est nécessaire de ne pas avoir tous les éléments avant de prendre une décision. Rassembler juste ce qu’il faut d’information. Lorsque l’on a tous les éléments, c’est souvent trop tard pour choisir. L’aversion pour la perte incite les gens à ne pas agir. Il est plus facile de se dire que l’on ne prend pas la décision. Si un problème de choix vient, la question suivante peut être posée : « Parmi les différentes options possibles quelles expériences aimerais-je vivre ? ». Le cerveau ne trouve pas forcément la solution la meilleure. Si l’on ne trouve pas cette solution, autant prendre la décision dans laquelle nous souhaiterions tenter l’expérience.

Les 5 « Pourquoi »

Mener une analyse permet de savoir ce qui motive nos désirs. Les désirs ne sont pas pris au pied de la lettre. Dès que l’on se fixe un objectif, se poser la question « Pourquoi ? ». Continuez les questions jusqu’à arriver à la réponse « parce que je le veux ».

Les 5 « Comment »

Après avoir appliqué les 5 « Pourquoi », comment peut-on les obtenir ? Cela permet de connecter les objectifs à notre quotidien. Une fois un « Comment » atteindre l’objectif répondu, se poser une nouvelle fois la question « Comment ». Cela a pour but de découper l’objectif en projet. Relier les grands objectifs à de petites actions.

La prochaine action

Notre objectif ne peut pas être atteint en une seule fois. La prochaine action est mesurable. Pour faire avancer le projet, il est nécessaire de connaitre quelle en sera l’action suivante. Selon la méthode de « s’organiser pour réussir » :

  1. Noter par écrit tout ce qui concerne un projet
  2. Décrire en une seule phrase ce que l’on veut obtenir
  3. Noter l’action à faire maintenant pour faire avancer la situation
  4. Intégrer ces réponses dans un système dont on a confiance

Suivre l’évolution de son projet et de ces tâches.

L’extériorisation

Le fonctionnement de notre cerveau possède des bugs. Traduire nos pensées internes sous forme externe nous permet de réintégrer l’information d’une autre manière pour notre cerveau. Cela peut être de l’écriture ou de la parole. L’écriture permet de saisir des idées, elle permet de stocker les informations de conserver les pensées et de partager les données. Se parler ou parler à quelqu’un d’autre est une forme d’externalisation, cela permet d’expliquer pourquoi l’on trouve parfois des solutions en en parlant à quelqu’un d’autre.

Essayer différentes approches. Essayer de se planifier cela dans une journée.

Le questionnement personnel

L’extériorisation permet de le consulter par la suite. Le questionnement personnel permet de répondre aux éléments externalisés. Les 5 « Pourquoi » et les 5 « Comment » sont une forme de questionnement personnel.

La méthode ACC – Antécédent Comportement Conséquence, constitue un ensemble de questions à se poser dès que l’on souhaite modifier un comportement personnel. Se poser les bonnes questions est le début pour trouver les bonnes réponses.

L’assimilation prospective

Notre cerveau essaie de prédire l’avenir. La question « Et si » permet de stimuler le cerveau. Il va produire un résultat le plus probable. C’est une faculté puissante. Cela oblige le cerveau à stimuler ce que l’on souhaite. Cela aide à trouver des opportunités cachées. Partir du principe que ce que l’on suppose est déjà vrai et le cerveau fait le reste. En notant les réponses sur un cahier, l’on peut se rendre compte d’éléments que l’on ne soupçonnait pas.

La loi de parkinson

Le travail s’étale de façon à occuper le temps disponible. Nous projetons d’effectuer des tâches en fonction du temps qui est alloué à cette tâche. Avec l’assimilation prospective, la loi de Parkinson est extrêmement puissante. Se définir une durée pour chaque tâche permet de limiter l’effet de Parkinson.

Le scénario catastrophe

C’est une simulation prospective de la catastrophe. Ces scénarios nous permettent de relativiser sur les plus grandes peurs. En extériorisant et en donnant un nom aux plus grandes peurs fait relativiser sur le sujet. Une fois les scénarios catastrophes imaginés, il est possible d’agir pour les orienter. Cela permet triompher sur le cerveau archaïque.

La tendance à la surestimation

C’est la tendance naturelle à surestimer ces capacités. Cela permet parfois de faire de grandes choses. Mais cela amène aussi les individus à de grands échecs. Plus l’on possède de connaissances plus il est possible d’évaluer ces capacités. Les individus incompétents :

  1.  Surestiment leur niveau de compétences
  2. Ne reconnaissent pas les compétences réelles des autres
  3. Ne connaissent pas l’ampleur de leur insuffisance
  4. S’ils sont amenés à accroitre leur niveau de compétences, ils admettent qu’ils manquent de compétences.

Les personnes inconstamment incompétentes ignorent qu’elles sont incompétentes. L’amélioration des savoirs permet de connaitre son incompétence. Il possible de connaitre les limites de son savoir. C’est une tendance universelle. Il est important de se faire conseiller. La tendance à la surestimation biaise l’estimation des délais. Il est important de savoir se faire conseiller.

Le biais de confirmation

L’un des meilleurs moyens pour savoir si l’on a tort est de chercher les raisons pour lesquelles nous avons tort. Plus nos convictions sont fortes, moins nous allons chercher des contre-indications, ou contre-arguments de ce que nous faisons. Il est important de s’intéresser aux preuves en contradiction.

Le biais rétrospectif

C’est la tendance à s’accuser de chose que l’on aurait dû savoir. Chaque décision que l’on fait est basée sur des informations que nous avons à cet instant, elles sont incomplètes. Il est important de réaliser que les sentiments de regrets sont irrationnels. Nous ne pouvons pas changer le passé. Le biais rétrospectif devient destructeur.

Le seuil d’incompétence.

C’est ce qui se passe lorsque l’on a trop de choses à faire. Pour être productif, il est important de se fixer des limites. Le travail peut bruler toute l’énergie. Il est nécessaire de garder du temps pour faire face à l’imprévu. Le temps est limité, il est nécessaire de prévoir de l’imprévu. Les méthodes pour terminer une action permettent de rester loin de son seuil d’incompétence.

Les cycles de l’énergie

Toutes les heures ne sont pas égales. Certaines heures sont plus favorables pour travailler. Les fluctuations énergétiques permettent de trouver les moments où nous sommes au maximum de notre énergie et la concentration s’en suit. Les êtres humains ont besoin de se reposer. Il est nécessaire de prêter attention à son cycle de fonctionnement naturel. 4 conseils pour travailler avec son organisme

  1. Découvrir son fonctionnement naturel.
  2. Optimiser les moments où l’énergie est au plus haut. Garder ces instants pour la création.
  3. Faire des pauses. Si l’énergie est en baisse, faire une pause est nécessaire.
  4. Dormir suffisamment. Mettre un minuteur pour aller se coucher permet d’aller se coucher en temps et en heure.

Stress et récupération

Il est impossible de connaitre ces limites si l’on ne cherche pas à les atteindre. Une fois les limites atteintes, il est nécessaire de savoir gérer son fonctionnement. Il est nécessaire de se reposer, de faire du jeu ou des loisirs. Le changement brutal entre le travail et le loisir permet de bien récupérer. L’esprit reste toujours occupé, sauf s’il est occupé par de nouvelles choses.

L’expérimentation

L’expérimentation consiste à tester quelque chose de nouveau. Il n’est pas possible de faire de découverte si l’on ne fait pas d’expérimentation. Extérioriser les résultats permet de garder une trace. Comment procéder ?

  1. Observation
  2. Connaissance
  3. Hypothèse
  4. Test
  5. Résultat

Changer une approche et extérioriser les résultats. Avec le temps, il est possible d’identifier ce qui est bon ou qui n’est pas bon.

L’idéalisation

L’idéalisation est une force qui permet de voir les choses plus jolies qu’elles ne le sont. Pour limiter cela, il est nécessaire de pouvoir avoir un échange avec les personnes ayant déjà vécu la situation souhaitée.

Le manège du bonheur

L’adaptation hédoniste rend des quêtes de bonheur sans fin. Le manège du bonheur explique pourquoi même les gens qui ont une belle voiture, de l’argent ont besoin d’encore autre chose. Nombreux sont les gens qui ont réussi, mais qui ne sont pas satisfaits. Certaines choses peuvent nous amener un état de satisfaction durable :

  1. Travailler pour gagner suffisamment d’argent – L’argent aurait un seuil au-delà duquel il subit la loi de rendement décroissant. En limitant les consommations, il est possible de limiter le montant d’argent nécessaire.
  2.  S’attacher à améliorer la santé et l’énergie — la santé est un facteur de Bonheur. L’organisme humain a des besoins physiques.
  3. Passer du temps avec les gens que l’on aime – Le contexte et l’environnement sont moins importants que les personnes avec qui l’on se retrouve.
  4. Supprimer les sources de stress chronique.
  5. Se lancer de nouveau défi — déployer toute l’énergie pour accomplir quelque chose est un des meilleurs moyens d’être heureux.

Le piège de la comparaison

La recherche de statut social nous pousse à nous comparer avec les autres. Il est facile de se trouver minable par rapport aux autres. Ce piège est à éviter, car il n’est pas possible de se comparer aux autres. Chacun à ces caractéristiques. Il est facile de voir les avantages d’une vie, mais l’on ne voit pas les inconvénients. Il est nécessaire de ne pas gaspiller son énergie à se comparer. Les priorités et les objectifs ne sont pas le même. Se ramener à des questions plus centrées : est-ce que l’on passe du temps à faire un travail que l’on aime ? Quels sont mes objectifs ?

La zone de contrôle

Comprendre la zone de contrôle consiste à séparer ce qui est contrôlable de ce qui ne l’est pas. Il n’est pas possible de tout contrôler. Se focaliser sur les efforts que l’on a faire et non sur un élément incontrôlable. Cela est une perte de temps et d’énergie. Mieux l’on sait contrôler ce que l’on peut contrôler plus nous serons productif.

L’attachement

Il ne faut pas s’attacher trop aux visions que l’on a dans la notre vie. Le remède à l’attachement est d’accepter que notre projet ou notre action doit être abandonné. Rester attachés à une position passée ne nous fait pas progresser.

La R&D personnelle

Toute entreprise prospère consacre de l’argent à essayer de nouvelles choses. Cela fonctionne. Cela peut marcher pour les aspects personnels, en investissant un peu d’argent pour de la recherche ou des formations. L’objectif est d’améliorer ces compétences. Investir dans l’amélioration des compétences permet d’ouvrir de nouveaux horizons.

La conviction limitante

Il existe deux mentalités différentes. La première consiste à dire que les capacités et les compétences sont fixées une bonne fois pour toutes, la seconde à dire que les capacités et les compétences sont malléables. Avec un état d’esprit évolutif, les objectifs peuvent être tous atteints. L’état d’esprit fixe est une conviction limitante. Tout le monde a des convictions limitantes. Il est important de laisser s’exprimer la deuxième pensée. Il n’y a rien que l’on ne soit incapable d’apprendre ou de faire.

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